SAH_Mbarek-daoudi

M'Barek Daoudi est en prison depuis deux ans ! Arrêté chez lui à Guelmin le 23 septembre 2013, avec ses trois fils, il attend depuis cette arrestation arbitraire, d'être jugé ! Ses trois fils sont passés devant un tribunal et ont été condamnés à des peines de un et deux ans de prison. Amar et Taha ont été libérés en 2014, au terme de leur peine, Brahim quant à lui doit être patient !


Les jeunes étaient-ils considérés comme moins dangereux que leur père ? Cette famille sahraouie qui réside à Guelmin, a subi comme beaucoup d'autres le cadeau fait par l'Espagne en 1956 au moment de l'indépendance du Maroc : la bande de Tarfaya, « un morceau » du Sahara espagnol, cédée au voisin du Nord pour en garder l'essentiel riche en phosphates ! En 1956, comme en 1975, les Sahraouis n'ont rien eu à dire !


Mais depuis de nombreuses années les Sahraouis, habitants du Sud Maroc depuis 1956, n'acceptent plus l'arbitraire du Makhzen et revendiquent publiquement leur sympathie pour le Front Polisario.
Insupportable pour le pouvoir marocain ! Avec M'Barek Daoudi, ce pouvoir comme la justice ont hésité… Tribunal militaire ? N'a-t-il pas été enrôlé dans les FAR (Forces armées royales) dans les années 1970. Trop risqué pour l'extérieur et l'image que le Maroc souhaite donner de son régime. Alors M'Barek Daoudi a attendu, à Salé 2 d'abord puis à Aït Melloul, il a fait une longue grève de la faim pour passer en procès et être blanchi de toute condamnation. C'était trop demander à une justice au service d'un pouvoir tout entier obsédé par l'occupation de « son Sahara ».


Novembre 2015, c'est désormais le bon moment pour condamner à 5 ans ce courageux militant. Mohamed VI a fêté la Marche verte à El Aïoun à grand renfort de propagande, il engage un bras de fer avec Christopher Ross et le Secrétaire général de l'ONU et peut croire à la complaisance du Conseil de sécurité et de la France qui regardent ailleurs.


Mais avec ce procès, M'Barek Daoudi et tous ses soutiens, avocats, militants des droits de l'homme, journalistes sahraouis ont pu, en dépit des risques, témoigner de leur soutien et de leur mobilisation autour du tribunal. Le procès se transformant comme à chaque fois en tribune politique.

Une cinquantaine de prisonniers politiques sahraouis croupissent encore dans les prisons marocaines ! Ne les laissons pas tomber ! Ecrivons leur, soutenons financièrement leurs familles.
Dès réception de ce message ne manquez pas d'aller sur le site qui leur est dédié et de prendre contact avec nous !

 

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com