RepressionDakhla_oct2015

Sahraouis, la double peine

En ces temps de vagues de migrants venant de la terrible marmite moyen-orientale, l’Europe, et la France en particulier, ignore ce qui se passe au Sahara Occidental. « Un conflit oublié » comme disent, ou pensent seulement, la plupart des journalistes.

C’est vrai que le désert est propice au silence. Sous le ciel nocturne où brillent tant d’étoiles, en temps normal, on n’a envie que de siroter quelques verres de thé, de s’allonger en se tenant la tête dans la main, le coude appuyé sur un tapis, rêvant d’hier ou de demain.

Mais le peuple sahraoui n’a pas fait le choix de ce silence : c’est l’effet d’un engrenage mortifère.

 Double actualité

Aujourd’hui, il y a pourtant une double actualité, totalement ignorée ici :

1) Dans les camps de réfugiés sahraouis installés depuis 1976 en Algérie, au sud de Tindouf (quelque 150 000 personnes y vivent grâce à l’aide humanitaire internationale), depuis une dizaine de jours (depuis le 16 octobre exactement), des pluies diluviennes ravagent les habitations de terre (adobe), les toiles de tente, et, de manière générale, tout ce qui se trouve à l’intérieur (nourriture, articles ménagers, matelas, vêtements…). Les agences de l’ONU et les ONG présentes sur place estiment à 25 000 le nombre de personnes qui n’ont plus d’abri. Les maisons qui ne sont pas encore écroulées risquent de le faire dans les heures ou les jours qui viennent. Les vivres ont été trempés ; il n’y a plus de réserve d’eau potable.

 

inondation dans les camps de réfugiésinondation dans les camps de réfugiés © DR

 Les appels à la solidarité fusent de toutes parts. Les réponses généreuses et rapides n’émanent pas de n’importe quels acteurs : le gouvernement italien, qui annonce un don d’urgence de 200 000 euros à l’UNHCR pour lutter contre les conséquences de ces inondations ; la Commission de l’Union Africaine, qui offre 200 000 dollars pour soutenir les réfugiés sahraouis ; la Principauté des Asturies, qui prépare une aide d’urgence de 50 000 euros. Mais rien* du gouvernement central espagnol – qui s’est débarrassé du Sahara Occidental en novembre 1975, alors qu’il avait la charge de sa décolonisation, en le donnant au Maroc contre quelques revenus du phosphate (et accessoirement à la Mauritanie qui laissera tomber l’affaire dès 1979). Rien du gouvernement français – qui a beaucoup soutenu le Maroc dans sa politique d’annexion du Sahara : avec des armes du temps de Valéry Giscard d’Estaing, avec des pressions au Conseil de sécurité du temps de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy ; du temps de François Hollande, on n’est pas bien sûr… En tous cas le représentant de la France à l’ONU, en avril 2015 encore, soutenait la proposition marocaine d’autonomie que le royaume veut imposer à la place du droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même.

 2) L’autre actualité, c’est ce qui se passe dans la partie du Sahara Occidental occupée par le Maroc.

 

Répression Dakhla octobre 2015Répression Dakhla octobre 2015 © DR

Toutes les manifestations, pacifiques, en faveur de l’autodétermination y sont systématiquement et souvent violemment réprimées. Les jeunes en particulier sont arrêtés, mis en prison, et ils peuvent y rester des mois sans être jugés. La période actuelle – derniers jours d’octobre et premiers jours de novembre2015 – est particulièrement tendue ; les sources locales, par les réseaux sociaux, signalent que les villes du Sahara occupé – El Aïoun, Smara, Boujdour, Dakhla – sont soumises à un véritable état de siège militaire, assorti de descentes dans les maisons et autres traitements brutaux. Une patrouille de police est déployée dans chaque rue, où déambulent également de nombreux membres des forces auxiliaires et des services secrets habillés en civil. En effet, la visite du roi du Maroc est imminente. Il doit venir à El Aïoun pour prononcer un discours marquant le 40e anniversaire de la « Marche Verte ». On voit comme tout cela se passe dans un climat apaisé ! Il n’y a pourtant jamais eu d’attentat terroriste au Sahara. Les activistes sahraouis luttent uniquement de manière pacifique.

 Cette actualité décrit la double peine à laquelle sont soumis les Sahraouis : la précarité, la dépendance vis-à-vis de l’aide internationale, l’absence de ressources et de possibilités de développement économique dans les camps de réfugiés en Algérie, d’une part ; d’autre part, dans la partie du Sahara occupée par le Maroc, une répression qui peut aller très loin – des jeunes sont morts en prison tel Hassanna Louali à Dakhla en septembre 2014, et les allégations de torture sont très nombreuses –, une répression qui traduit l’état de soumission dans lequel le royaume prétend tenir ce pays et ce peuple.

Car, dans l’un et l’autre cas, il s’agit bien d’un même peuple.

 La situation actuelle

Construit par le Maroc pendant la guerre qui l’a opposé au Front Polisario (1976-1991), un « mur » de remblais de sable – long de 2700 km, parsemé de miradors, cerné de barbelés et de champs de mines anti-personnel qui font toujours des victimes, surveillé par plusieurs dizaines de milliers de soldats marocains – s’étire en oblique du nord-est au sud-ouest, séparant le Sahara Occidental en deux morceaux inégaux. À l’ouest, la partie annexée par le Maroc, qui longe l’Atlantique très poissonneux à cette latitude, représente plus des 2/3 du territoire ; à l’est, le tiers restant correspond aux territoires libérés par le Front Polisario, qui y a installé le siège de la république sahraouie (République Arabe Sahraouie Démocratique, RASD).

 

Le mur vu d'avionLe mur vu d'avion © DR

Côté occupé par le Maroc, c’est le Sahara utile, avec la pêche, le gisement de phosphates de Bou Craâ, les productives cultures sous serre de la région de Dakhla, et les possibles gisements de pétrole offshore que plusieurs multinationale explorent ou se promettent d’explorer, tel Total. La population, de quelque 500 000 personnes, y est désormais à 80 % d’origine marocaine, le royaume ayant incité les gens du nord, avec des salaires attractifs (et pour les entreprises des exonérations de taxes et d’impôts), à venir s’installer au Sahara. Les 20 % restant sont des Sahraouis, seuls habitants légitimes selon les Conventions de Genève auxquelles le Maroc est Partie depuis plusieurs années, mais aussi le Front Polisario depuis juin 2015… Aux termes de ces Conventions, « les transferts de ressortissants civils de la puissance occupante dans le territoire occupé, qu’ils soient forcés ou volontaires, sont interdits » !

De l’autre côté du mur, à l’Est, se trouvent les territoires de la République Sahraouie, quadrillés par l’armée de libération, parcourus par des troupeaux de chèvres et de chameaux, selon le mode de vie nomade traditionnel, avec pour centre administratif Tifariti.

 

Université d'été_TifaritiUniversité d'été_Tifariti © DR

 

Mais, en raison de l’état de guerre suspendue – le cessez-le-feu de 1991 dure depuis 25 ans, et la paix n’est toujours pas signée –et de la grande difficulté d’approvisionnement – le « mur » empêche tout accès aux ressources et aux lieux de vie qui se trouvent à l’ouest –, en raison de tout cela, les populations civiles qui ont fui sous les bombardements marocains en 1976 restent très majoritairement dans les camps de réfugiés établis en Algérie, dans la région de Tindouf.

Deux mondes donc. Des populations coupées de leurs richesses naturelles, alors que de l’autre côté vivent de ces richesses le Maroc, son monarque, des potentats locaux, mais aussi des multinationales, des entreprises franco-marocaines comme celles qui commercialisent en France les tomates cerises des marques « Azura », « Idyl » ou « Etoile du sud », l’Union européenne elle-même avec des dizaines de bateaux de pêche qui sont autorisés, sans le dire, à jeter leurs filets dans les eaux du Sahara Occidental au titre d’un accord difficilement passé au Parlement européen.

Désormais pourtant, le Front Polisario, Partie aux Conventions de Genève depuis juin 2015, est reconnu dans ce cadre comme seul représentant légitime du peuple sahraoui : cela implique qu’aucune exploitation des ressources naturelles existant sur le territoire et dans les zones côtières du Sahara Occidental ne peut se faire en droit sans son accord. Quelques entreprises étrangères vont devoir revoir leurs contrats…

Éternel statu quo ?

Un peu d’histoire. À la fin de 1975, Hassan II, très mal en point sur le plan intérieur après deux tentatives de coup d’État, reprend habilement à son compte les revendications nationalistes du parti de l’Istiqlal. Celui-ci rêvait d’un « Grand Maroc » qui, à défaut d’aller jusqu’au fleuve Sénégal – de mauvaise grâce, le Royaume avait dû reconnaître l’indépendance de la Mauritanie en 1969 –, engloberait donc le Sahara Occidental jusqu’alors colonisé par l’Espagne. Hassan II organise une grosse opération de « com », la dite « Marche verte », où 350 000 Marocains amenés en train, en car, payés et nourris, marchent « pacifiquement » dans le désert pour réclamer le Sahara, alors que les régiments de l’armée royale sont massés à la frontière et pénètrent déjà sur le territoire. Après ce sera l’invasion, la fuite des populations civiles : plusieurs dizaines de milliers de femmes, d’enfants, de vieillards cherchant refuge à l’Est, poursuivis et bombardés pour certains au napalm et au phosphore blanc, comme les Américains le font à l’époque au Vietnam… Les hommes rejoignent alors massivement les rangs du Front Polisario, le mouvement de libération sahraoui qui avait pris les armes contre le colonisateur espagnol depuis 1973, et qui combat désormais les armées marocaines. La guerre, meurtrière, durera 16 ans, jusqu’à ce que, sous l’égide de l’ONU et de l’OUA (aujourd’hui Union Africaine), un cessez-le-feu soit signé en 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, assorti d’un Plan de Paix qui prévoit la mise en œuvre sous quelques mois d’un référendum d’autodétermination (avec au choix l’indépendance ou le rattachement au Maroc).

Le cessez-le-feu tient toujours aujourd’hui. Mais le référendum n’a pas eu lieu : le Maroc a dressé tous les obstacles possibles pour l’empêcher, multipliant les recours devant la commission d’identification des votants, et finissant, au tournant des années 2000, par refuser de continuer à l’envisager. L’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, James Baker, après 7 ans de bons et loyaux services, a fini par rendre son tablier en 2004.

Depuis, bien que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui soit toujours à l’agenda de l’ONU, le statu quo règne. La mission onusienne sur place, la MINURSO, laisse le Maroc faire ce que bon lui semble, allant jusqu’à accepter des plaques d’immatriculation marocaines sur ses propres véhicules...

Et le régime marocain montre patte blanche de tous côtés. Il signe les Conventions internationales contre la torture et contre les disparitions forcées, mais leur mise en application concrète se fait toujours attendre. Il crée un Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), mais celui-ci, entièrement nommé par le Palais royal, ne peut agir en organe indépendant.

Les issues possibles

Un sursaut de la communauté internationale ? L’ONU a l’entière responsabilité de la décolonisation du territoire du Sahara Occidental, qu’elle reconnaît comme non autonome, ce qui signe le droit de son peuple à disposer de lui-même. Le Maroc n’est même pas reconnu par elle comme puissance « administrante », ce qui lui imposerait de rendre des comptes régulièrement sur sa gestion du territoire. En fait, c’est une puissance occupante, mais l’ONU l’a dit il y a longtemps et ne le répète plus. Le Maroc n’est donc rien. En tous cas pas, comme il le prétend haut et fort, un pays souverain au Sahara Occidental. Aucun pays au monde, même parmi ses plus proches amis, n’a reconnu sa souveraineté sur le territoire. Peut-on avoir situation plus confuse ?

Qu’est-ce qui pourrait faire bouger les choses aujourd’hui, alors que l’immobilisme règne depuis plus de 10 ans ?

Sans doute l’Union africaine (UA), dont la République sahraouie, la RASD, est membre de plein droit depuis 1984 (alors que le Maroc s’en est retiré à cette occasion). Déjà, l’Organisation de l’Unité africaine avait été à l’initiative, aux côtés d l’ONU, du Plan de paix de 1991. Et surtout, depuis 2014, l’UA fait entendre sa voix sur le Sahara : elle a nommé un envoyé spécial pour ce territoire, Joachim Chissano, ancien président mozambicain, elle a édicté un avis juridique sur le pillage de ses ressources naturelles, et elle mène dernièrement au sein de l’Assemblée générale de l’ONU une forte campagne pour que la date du référendum d’autodétermination soit fixée …

Aura-t-elle la force suffisante pour faire bouger les poids lourds du Conseil de sécurité que sont les États-Unis, mais surtout la France, qui parraine le Maroc depuis fort longtemps ? Il y a bien la crainte d’une explosion du djihadisme dans la jeunesse sahraouie des camps. Mais jusqu’à maintenant, ce danger n’est pas avéré. Les jeunes pensent à autre chose, comme nous le verrons plus loin.

Et, il faut bien le dire, le Front Polisario avec l’appui de l’Algérie constitue un véritable glacis qui protège d’AQMI et d’autres djihadistes le Sahara Occidental occupé et le Maroc lui-même.

Il n’empêche, à ne rien faire avancer, le risque de dérapage incontrôlé existe.

Ce qui serait sensé à cette étape, ce serait de vraiment négocier – pas de faire semblant en déniant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, qui est de toute façon inaliénable** selon la charte des Nations Unies. L’autonomie sous souveraineté marocaine n’est pas ce droit, c’est un faux nez. Sauf si ce sont les Sahraouis qui choisissent cette option au cours d’un vote…

Le F. Polisario, pour sa part, a ouvert depuis longtemps les perspectives d’une vraie collaboration avec le Maroc en cas d’indépendance. Il a tout misé depuis 25 ans sur la voie diplomatique. Pas une arme n’a claqué depuis 1991. Et les activistes des territoires occupés – telle Aminatou Haidar, et quoique cela ne la laisse pas tranquille car les jeunes générations manquent de raisons d’espérer – sont résolument pacifistes.

Reprise de la lutte armée ? Les jeunes n’ont plus de patience en effet. Ceux qui sont nés dans les campements, qui ne connaissent pas d’autre réalité que celle-ci, ou la vie en diaspora, ne croient plus à la résolution du problème par la diplomatie. Ils n’ont plus foi en la communauté internationale, malgré ses déclarations de principe. Mais leur désir fondamental reste le même que celui de leurs aînés : pouvoir rentrer au pays, quitter l’inhospitalière hamada pour voir les plages et l’océan.

Ce n’est pas le djihad qui les tente, en tous cas pas ceux que j’ai entendus, ni ceux interviewés par le journaliste de Público dans Necesitamos un líder que nos lleve a la guerra frente a Marruecos (« Nous avons besoin d’un leader qui nous emmène à la guerre contre le Maroc »), paru en avril 2015. C’est la lutte armée. Et la lutte armée, pour eux et pour l’instant, ce n’est pas aller se faire exploser contre un bâtiment ou dans un lieu symbolisant le Maroc, c’est pousser pour que l’armée de libération sahraouie reprenne la guerre, avec l’accord du Front Polisario donc, et s’y joindre. Car ils veulent l’unité, pas les actions individuelles qui ne mènent à rien…

Mais en même temps, la pression dans la cocotte-minute est forte. Elle pourrait exploser. À la remarque du journaliste de Público qui souligne quelle folie ce serait que des jeunes des camps de réfugiés cherchent à s’affronter avec la 5e armée la plus puissante du monde arabe, l’un d’eux répond : « Tu dois comprendre que cela m’est égal de perdre cette vie. Je ne l’aime pas. Elle ne sert à rien. »

Le même ajoute: « Je fais partie de ceux qui ne croient pas à la paix. En fait, ce que nous vivons actuellement, ce n’est pas la paix. C’est la guerre. Il n’y a pas de morts, mais survivre ici, c’est déjà démontrer que nous ne nous rendons pas. »

http://www.publico.es/internacional/necesitamos-lider-lleve-guerra-frente.html

Ne pas se rendre, ne pas s’installer

Sans l’utopie de ne plus être un jour des réfugiés, comment pourraient-ils-elles –surtout elles –se lever le matin, prendre le petit-déjeuner de pain et de thé, ranger la tente, et s’asseoir pour attendre, chaque jour ?? C’est pour cela qu’ils ne sont pas vraiment « installés », que leurs maisons sont en adobe, pas en béton armé.

Les inondations d’aujourd’hui dessinent d’ailleurs un paradoxe : alors qu’il s’agit d’un très grand désastre matériel, avec des milliers de familles touchées, d’innombrables destructions, des pénuries, des risques de dénutrition et d’épidémies, elles ne suscitent pas tant l’effroi qu’un énorme élan de solidarité entre réfugiés. Les familles habitant plus en hauteur recueillent celles du bas, là où le flot a tout emporté. On se serre à vingt ou plus sous une tente faite pour dix. On partage les vivres. On retrousse ses manches pour aider à déblayer. Une réfugiée d’un certain âge déclare : « Ça nous est égal si tout est inondé. Nous voulons seulement l’indépendance et notre terre. »

C’est même le règne de la bonne humeur, comme le montre la photo ci-dessous d’une femme qui apporte du pain dans un coin du camp. Un poète improvisé le clame : « La vie n’est pas attendre que la tempête passe, c’est apprendre à danser sous la pluie ! »

 

Jeune femme apportant du painJeune femme apportant du pain © dr
Un souvenir personnel me revient : il y a trois ans, des activistes des territoires occupés du Sahara Occidental étaient venus témoigner ici, en France. L’un d’eux, qui avait été abondamment torturé par des policiers marocains, venait d’en terminer le récit devant des représentants du Secours populaire français. Nous avions tous été bouleversés, les larmes aux yeux. En sortant, il bavardait en riant avec une autre jeune activiste sahraouie. Surprise, je leur demandai comment ils faisaient pour rire aussitôt après l’évocation de telles horreurs. Elle me répondit : « Mais c’est la lutte qui nous donne l’espoir !! » Et la bonne humeur donc…

 

Conclusion provisoire

Il y a quelque chose à tirer de cela. On ne peut pas laisser tant de dignité, tant de « vertu »*** (j’ose le mot) sans y répondre. On n’est pas dans un conflit inextricable comme au Moyen Orient. Il ne s’agit pas de casser le Maroc, mais seulement de l’amener, dans l’intérêt bien compris de son peuple et de son régime, à respecter le droit inaliénable du peuple sahraoui à s’autodéterminer, et de négocier ses intérêts économiques et stratégiques avec les représentants du F. Polisario (qui sont prêts à cela).

 

* : Rectification : hier 31 octobre, le gouvernement espagnol a fait savoir, lors de la visite du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon en Espagne, qu’il verserait 200 000 euros pour les réfugiés sahraouis en passant par le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR).

** : Coïncidence, Ban Ki-Moon vient juste de rappeler à Barcelone que seuls les peuples des territoires non autonomes ont le droit de disposer d’eux-mêmes aux yeux de l’ONU ; les territoires faisant partie d’un État comme la Catalogne font ce qu’ils veulent, mais cela ne relève pas des Nations Unies.

*** : Il y a bien sûr des défauts au F. POLISARIO. D’ailleurs certains les critiquent vertement sur les réseaux sociaux : autoritarisme passé ou actuel, tribalisme, corruption… Cela existe sans aucun doute. Mais les principes et la volonté politique générale – libération, émancipation, égalité des hommes et des femmes – restent valides, respectables, et surtout ne représentent aucune menace pour les pays et les peuples de la région…

 Par Niko 

http://blogs.mediapart.fr/blog/niko/011115/eh-les-medias-francais-vous-savez-ce-qui-se-passe-au-sahara-occidental