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SARAGOSSE (Espagne) - Les souffrances endurées par la militante sahraouie des droits de l'homme Sakina Djed Ahlou dans les prisons de l'occupation marocaine ont été au centre d'un film documentaire, projeté dernièrement à Saragosse (Espagne) intitulé "Sakina Djed Ahlou, 4.400 jours dans le noir".

Réalisé par Laura Sipan, et produit par l'observatoire uruguayen de soutien au Sahara Occidental, ce documentaire, projeté en présence de la militante Sakina, jette la lumière sur les souffrances endurées par la militante sahraouie dans les prisons marocaines notamment la torture et la maltraitance subies, qui sont contraires au respect de la dignité humaine.

Le film met en exergue la résistance et le courage de Sakina, également présidente du forum de l'avenir de la femme sahraouie, qui face aux sévisses endurés dans les prisons marocaines, est restée attachée à ses principes et a défendu avec ferveur la cause juste de son pays et son peuple, tout au long de ses différentes périodes d'incarcération dans les prisons sahraouies notamment à carcel negra, où elle a été sujette aux différentes violences psychologiques, morales et matérielles.

A cet effet, Sakina a raconté certaines méthodes barbares auxquelles ses geôliers marocains avaient eu recours, notamment "la façon avec laquelle ils suspendaient les détenus par la tête et les assenaient de violents coups ou ils les suspendaient par les pieds, tout en laissant leur tête en bas". Ce dernier procédé était appelé la méthode du "poulet grillé" par ses geôliers

marocains, selon Sakina. Après plusieurs années d'incarcération dans les prisons marocaines, "la plus dure période qu'elle a connu dans toute sa vie", Sakina a affirmé que la joie de sa mise en liberté "reste inachevée et incomplète", tant que le rêve d'indépendance des Sahraouis ne s'est pas réalisé.

 aps